Léo Fourdrinier

libre conjugaison surréaliste

PAR ISABELLE DERT BONO

Crédit photo : Le port créateurs – Toulon

Digne descendant d’André Breton, Léo Fourdrinier aborde l’art d’un geste essentiellement surréaliste où la poésie percute le hasard, à moins que ce ne soit l’inverse. De ce carambolage artistique naissent des créatures hybrides, assemblages d’êtres mythologiques, bioniques, mi hommes mi bêtes, et totalement chimériques.

Entre réalité et imagination, l’artiste met en scène une véritable transcendance des formes, invitant chacun à prendre, d’un regard, possession des symboles sous-tendus. Inspiré de l’histoire et du patrimoine méditerranéen, il manipule sciemment le temps, mêlant passé et futur, redessinant les théories de l’univers. Tout est fusion analogique, l’esthétique insaisissable réinventée est imprévisible et sans limite. Assemblages d’objets et de fragments manufacturés de récupération, de moulages de statuaires antiques et d’éléments naturels, ses créatures hybrides s’ancrent dans la réalité, entre invention et réinvention.

Crédit photo : POEMS HIDE THEOREMS (8) – 2024 – Laiton, résine, acier – 24 x 12 cm
Courtesy galerie Les filles du calvaire and the artist.
© ADAGP, Paris, 2025

Crédit photo : POEMS HIDE THEOREMS (1) – 2024
Pierre, résine, néon, dibond miroir vitrine plexiglass Vitrine 79 x 79.5 cm
Courtesy galerie Les filles du calvaire and the artist.
© ADAGP, Paris, 2025

Sa vulgarisation de la quête scientifique combinée à la nature et à l’histoire évoque la fuite irrémédiable du temps à travers une pratique aux identités multiples indéfinissables. Indéfinissable est le mot. Et ce qu’on ne peut définir questionne, bouscule, percute. C’est tout le propos de l’art en général et de Léo Fourdrinier en particulier. Acte unique, remise en question constante, primordiale énergie du vrai et du sincère, son rigoureux processus de création laisse libre cours à l’indépendance inconsciente et tumultueuse des formes et du geste. Brancardier dans une autre vie, l’artiste parle des corps amochés, cabossés, tordus, ces corps qui nous portent et nous transportent, et que l’homme cherche sans cesse à modifier. Il parle de lieux anciens, de croyances oubliées, créant avec ce qui existe des êtres illusoires, nous offrant l’inégalable liberté de lâcher-prise et nous évader.

Crédit photo : Super]natural Delight (Hercule & Diomède) – 2022
Résine, plâtre, peinture acrylique, câble d’iphone, oeuf, aluminium – 23 x 12 x 48 cm – Courtesy galerie
Les filles du calvaire and the artist.
© ADAGP, Paris, 2025

Né en 1992, Léo Fourdrinier vit et travaille à Toulon où il est commissaire d’exposition et artiste associé du tiers-lieu Le Port des Créateurs. En 2025, il expose à Lattes, Les historiens du futur, au Musée Henri Prades – Site archéologique de Lattara, en partenariat avec MO.CO. Montpellier Contemporain, et participe, à travers sa collaboration quotidienne avec l’astrophysicien Arthur Le Saux, à la Fête de la science 2025 dans une mise en dialogue des pratiques artistiques des créateurs de Toulon.

Formation au conservatoire d’art dramatique de Nîmes & littéraire Hypokhâgne ; diplôme national supérieur d’expression plastique avec les félicitations du jury, ESAM Caen2015 : Diplôme national d’arts plastiques avec les félicitations du jury, ESAM Cherbourg 2014-2017 diplômé de l’Ecole Supérieure d’Arts et Médias de Caen/ Cherbourg2017 ; Finaliste de la 9e Bourse Révélations Émerige 2022, Lauréat du Prix de la collection Marval à Art-o-rama Marseille 2023 ; Résidences : Le Confort Moderne Poitiers, Fugitif Leipzig ; 40mcube/GENERATOR Rennes, Centre d’art contemporain de Châteauvert Expositions en France & en Europe : 16e Biennale d’art contemporain Lyon, Centre d’Art Contemporain Nîmes, galerie Les filles du calvaire Paris, Un Été Au Havre, Arts Éphémères Marseille, HATCH Paris,Fondation Fiminco Romainville, Confort Moderne Poitiers, Hôtel Des Arts TPM Toulon, Centre d’art contemporain de Châteauvert, EESAB Quimper, Bains-Douches Alençon, la Vallée Bruxelles, Triennale Gist Zennevallei, Art Au Centre Liège ; Hestia Belgrade, Institut Français Madrid, Palazzo San Giuseppe Polignano a mare, Spinnerei Leipzig…

Représenté par la Galerie – Les Filles du Calvaire – Paris
leofourdrinier.fr – Instagram : @leofourdrinier